Article paru dans La Provence du 6 avril.
Le 25ème festival Science Frontières s’est clôturé par un débat instructif consacré au logement.
A droite, Arlette Fructus, adjointe au maire déléguée au logement. A gauche, Régis Guignard, un architecte-paysagiste à la réputation internationale. Au centre du débat, consacré à l’éco-habitat, un des thèmes de cette dernière journée du festival « Science Frontières », une animatrice aux questions précises, Corine Blotin. La scène posée, l’échange pouvait commencer, hier, dans une des salles du Pharo. Et bien qu’un peu court, il allait se révéler enrichissant. Avec, en préalable, une définition de l’éco-habitat offerte par Régis Guignard : « Ce sont des logements conçus de manière à tenir compte de la situation écologique. Alors que pendant des années, l’architecture, dans sa logique de progrès et d’expansion, s’est déconnecté du contexte dans lequel elle œuvrait. ». Mais les temps changent. C’est en tout cas la conviction d’Arlette Fructus, fervente avocate de la politique municipale : « A Marseille, nous avons connu des constructions anarchiques qui pèsent sur le paysage, rappelle l’élue. Aujourd’hui, il faut renouveler l’habitat en donnant priorité à la qualité de vie. Et ici, nous n’avons pas attendu le Grenelle pour faire des choix forts dans le domaine ».
Exemples ?? « La Capelette, un quartier entier agencé autour d’un parc. Ou encore, à Ste-Marthe, la construction d’un éco-quartier dans une zone de 3 000 logements, dont nous venons de poser la première pierre. »
Reste deux bémols, soulevés par Régis Guignard. Primo, au-delà des bonnes volontés, « des opportunités foncières qui n’existent pas ». Secondo, « Marseille n’a pas encore fait sauter les murailles sur le sujet écologique qui se trouvent dans les têtes de ses habitants. ». Et l’homme de conclure, philosophe : « L’environnement, c’est un choix essentiel. A condition de mettre l’homme au centre de l’environnement. »
La Provence : Laurent d'Ancona
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